À LA DÉCOUVERTE DE CYNTHIA DULUDE

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Pour notre séance photo avec Cynthia Dulude, YouTubeuse et maquilleuse passionnée, mais aussi fan de décors à la Pinterest, nous avions envie d’un lieu enchanteur. Quoi de mieux qu’un vignoble champêtre avec une magnifique grange pour créer une ambiance chaleureuse et invitante? Suivez-nous!


Qu’imaginais-tu comme carrière lorsque tu as suivi ton cours en maquillage?

Je voulais simplement avoir des contrats en tant que maquilleuse, mais à l’école, on m’avait bien avertie que vivre de ses contrats pouvait prendre jusqu’à 7 ans. Dans mes cours, on n’avait jamais abordé la possibilité d’être YouTubeuse beauté. Ce n’était pas vraiment un métier envisageable à l’époque.

Caressais-tu l’idée de devenir une personnalité publique?

Non. Je n’ai jamais pensé être animatrice télé, ou quoi que ce soit. Quand j’étais jeune, je voulais être comédienne, mais c’était par amour du jeu et non pour la célébrité.

Es-tu plutôt du type extraverti ou introverti?

Plutôt introverti. Quand j’ai suivi mon cours de maquillage, à 17 ans, je traversais une période où j’étais hyper gênée. Je ne sais pas pourquoi! Des fois, il fallait prendre la parole, mais le fait d’avoir l’attention sur moi me stressait beaucoup. Des filles avec qui j’ai étudié pour devenir maquilleuse m’ont dit être étonnées lorsque j’ai créé ma chaîne YouTube, puisqu’en classe j’étais discrète. Pour moi, ce n’est pas du tout pareil. Il n’y a rien de gênant à se filmer soi-même. Si je me trompe, je suis la seule à le savoir! 

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Tu es l’une des premières Québécoises à avoir lancé une chaîne beauté en français. T’es-tu inspirée de certains YouTubeurs?

Oui! Je regardais des chaînes beauté en anglais, et j’ai remarqué qu’il n’y en avait pas vraiment ici. Ce ne sont pas toutes les Québécoises qui comprennent bien l’anglais. J’ai donc décidé de faire quelque chose comme ce que je regardais, mais en français, pour les femmes du Québec. Quoique maintenant, il y a plus de Françaises qui me suivent, hihi…!

Penses-tu que tu oserais tenter ta chance comme YouTubeuse aujourd’hui, maintenant que la compétition est beaucoup plus féroce qu’à tes débuts?

Probablement! Se partir une chaîne YouTube, ce n’est pas très engageant. Si tu n’aimes pas ça, tu supprimes tes vidéos et on n’en parle plus. Est-ce que je me serais découragée face à la compétition? Difficile à dire... Je suis le genre de personne qui se décourage, mais qui n’abandonne pas par contre! Plein de gens veulent devenir YouTubeurs, mais quand ils réalisent tout le temps que ça prend pour faire une bonne vidéo et que le succès n’est pas instantané, ils se découragent. Moi ça fait 7 ans que je fais ça sans relâche et c’est ce qui aide à se démarquer.  

Au début de ta carrière, avais-tu des notions en communications et marketing, ou tu as appris sur le tas?

Non, rien du tout! À mes débuts, j’étais juste sur YouTube. C’est ma sœur qui a insisté, pour me créer des comptes sur Instagram et Snapchat. Tout ce qui est montage, etc., j’ai appris en le faisant. Même à ce jour, je ne me paye pas de formation en média sociaux, etc. Il y a du monde pas mal plus stratégique que moi. J’y vais vraiment au feeling.

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Maintenant que tu travailles à temps plein, as-tu une équipe qui te soutient au niveau des communications, du montage, etc.?

Pour ce qui est de YouTube, je m’occupe de tout. Mon agence, Le Slingshot, s’occupe uniquement de mes contrats. Dans notre métier, nos tâches sont tellement variées qu’il nous faudrait vraiment un double de nous! On me propose souvent d’engager un assistant, mais tant qu’à lui indiquer exactement où je veux que mon montage coupe, je préfère le faire moi-même!

C’est la mode des influenceurs en ce moment. Que penses-tu du terme influenceur?

Le terme ne me plait pas tant que ça honnêtement, parce qu’on a tous une certaine influence. Tu peux dire à ta sœur que tu as tripé sur un shampoing et elle va l’acheter, de la même manière que mes abonnées écoutent mes recommandations. La seule différence, c’est la grosseur du public. Ça ne me dérange pas qu’on me qualifie d’influenceuse, mais ce n’est jamais le premier terme que j’utilise pour me décrire.

Dans le nouveau magazine Edition Papier, que tu as créé avec Marina Bastarache et Priscilla Ventura, on sent bien que la confiance en soi est très importante à tes yeux. Toutefois, en travaillant dans l’univers de la beauté et des réseaux sociaux, est-ce difficile de ne pas aspirer à des idéaux inatteignables?

J’y arrive, mais c’est sûr que la pression des médias sociaux se fait parfois sentir. Comme je disais dans le magazine, lorsque de nombreuses YouTubeuses se sont fait refaire les lèvres, je me suis demandé si je devais aussi le faire. Toutefois, je me suis rapidement dit que non. Le truc, surtout avec Instagram, c’est de ne pas trop suivre des personnes qui te font sentir mal comme tu es. Il faut donc faire attention de bien choisir ses influences.

En étant aussi présente sur les réseaux, tu t’exposes à beaucoup de commentaires, et parfois même de la critique. Comment vis-tu ça?

La critique constructive ne me dérange pas. Je pense même que ça en prend. Par contre, quand il s’agit de commentaires méchants et inutiles, c’est une autre histoire. Avec le temps, j’ai développé une formule. Lorsque quelqu’un dit quelque chose d’irrespectueux, surtout si ça concerne une autre personne, comme ma mère qui apparait parfois dans mes vidéos, c’est certain que je supprime et bloque la personne. Si on s’en prend à moi, ça dépend de la nature du commentaire. Parfois, je réponds, parfois, ma communauté s’en charge. Ce qui est dommage, c’est quand pour 500 bons commentaires, tu te rappelles juste d’un très blessant.

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Crains-tu parfois que tes conseils contribuent à renforcer certains standards de beauté?

Non, pas vraiment. Je montre des maquillages correctifs depuis mes débuts, parce que les gens sont curieux de voir comment ça fonctionne. Il s’agit de techniques d’ombre et de lumière qu’on apprend tous en maquillage. Si quelqu’un trouve son nez un peu trop présent et que le fait de rajouter un peu de brun sur les côtés lui évite de passer sous le bistouri, tant mieux!

Faire ton épicerie sans maquillage, est-ce que c’est dans tes habitudes?

Parfois, ça me challenge un peu. Je n’aime pas trop croiser mes abonnés sans maquillage. C’est un peu comme quand on croise quelqu’un qu’on connaît… on aime être à son meilleur. C’est pourtant ridicule parce que je me montre régulièrement sans maquillage, le matin, sur ma chaîne de vlogue!

Que penses-tu de la Journée sans maquillage?

Je comprends la démarche, mais pour moi l’idéal est plutôt de se réapproprier sa beauté naturelle tranquillement. J’ai des abonnées qui m’ont confié être arrivées sans maquillage à l’école, alors qu’elles en portent habituellement beaucoup. Les commentaires n’ont pas tardé à fuser. Ça peut créer une expérience négative, et c’est le contraire de ce qu’on veut. Je suis plus pour une approche douce et progressive.

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Tu parles particulièrement de maquillage, mais quel est ton rapport à la mode?

Quand j’étais jeune, je voulais faire des costumes et j’avais un style plutôt éclaté! Par contre, en vieillissant mon style s’est pas mal assagi. J’aime avoir  de l’aide pour choisir mes tenues, lorsque j’ai des événements spéciaux, parce que je ne me fais pas 100% confiance là-dessus.

En ce moment, quel est ton morceau chouchou, celui que tu as envie de porter tout l’été?

J’adore porter des combis! Sinon, j’ai une paire de shorts taille haute avec un look un peu vintage et on dirait qu’elle a été faite pour moi! J’aime la porter avec un crop top. Récemment, j’ai aussi acheté une robe portefeuille que j’aime beaucoup. Ce sera peut-être ça, mon indispensable de l’été! 

Quels sont tes projets à venir?

On travaille déjà sur le deuxième magazine Édition Papier qui va sortir à l’automne/hiver. Je vais aussi sortir une collection de déco avec Bouclair à l’automne! Pour ce qui est des autres projets, il n’y a rien de confirmé encore, donc je garde ça secret!

Les réseaux sociaux évoluent à une vitesse folle. Où vois-tu ta carrière dans les prochaines années? Est-ce que l’instabilité de ton métier te fait peur?

Oui! Je me rends compte plus que jamais à quel point c’est un domaine qui est appelé à bouger rapidement. Au moins, si jamais je dois me réorienter, j’ai déjà mon plan B, qui était à la base mon plan A: faire des contrats de maquillage. Je ne pense pas que ma notoriété de maquilleuse va s’envoler du jour au lendemain, même si je ne suis plus YouTubeuse.

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Est-ce qu’il y a un aspect de ton métier qui te plait moins?

Oui, gérer mon horaire. Je ne sais pas toujours quand m’arrêter. Ce n’est pas toujours évident de garder du temps pour ma famille, mes proches, mon chum… J’aime travailler, mais il n’y a pas de fin, alors il faut mettre ses limites.

Qu’est-ce que ton travail t’apporte de plus précieux?

Avoir une communauté gentille et forte qui te suit depuis longtemps, c’est vraiment exceptionnel. Sinon, je suis très reconnaissante de tous les défis et nouvelles opportunités qui s’offrent à moi et me permettent de me dépasser autant!

Tu partages beaucoup de choses assez personnelles. Pourquoi est-ce important pour toi d’être si transparente envers ton public? Dois-tu parfois te mettre des limites?

Je me mets certaines limites, mais elles sont très logiques. Par exemple, je ne prends jamais de photos qui pourraient révéler où j’habite. Sinon, je me censure lorsqu’il s’agit d’informations qui concernent d’autres gens que moi. Par contre, quand il s’agit de mes émotions, c’est très naturel pour moi de les partager. Récemment, j’ai vécu le deuil de mon chat. J’étais tellement à l’envers que si j’avais voulu le cacher, j’aurais dû arrêter de faire des vidéos pendant un mois ou deux. Mes abonnés connaissent aussi Jack, c’était un peu la mascotte des Duludettes. J’aurais trouvé ça illogique de ne pas en parler. Je ne confie pas vraiment de choses aussi personnelles sur ma chaîne beauté, mais sur mon vlog, j’ai vraiment une connexion avec les abonnés et je me sens à l’aise de le faire! 

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Vous aimeriez également mettre les pieds dans ce lieu magique? À une heure de Montréal, situé en pleine campagne dans le village de Brigham dans la région des Cantons-de-l’Est, le Vignoble de la Bauge vous attend! Venez découvrir leurs vins et terrines du terroir, faire la visite d’un safari aux animaux exotiques ou simplement faire un pique-nique inoubliable dans ce lieu charmant. PS: La chaleureuse équipe du vignoble de la Bauge a également tout mis en place pour que vous puissiez jouir de ce cadre exceptionnel et y créer votre parfait mariage champêtre! 


Photographe: Sarah Laroche

Assistant photo: Seb Miron

Coiffure, maquillage et modèle: Cynthia Dulude

Stylisme: MFMK

Lieu: Vignoble de la Bauge


Pour en découvrir plus sur Cynthia et suivre ses tutoriels maquillage, c’est par ici:

Chaîne Youtube 

Chaîne Youtube VLOG

Instagram 



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5 commentaires

Avatar de %%

June 19, 2018 11:42

J'adore Cynthia et l'entrevue était super intéressante, mais les fautes d'orthographe dans l'article m'ont fait décrocher... Une relecture aurait facilement permis d'éliminer ça... "dès fois..." "à la baise..." meh.

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MFMK .

June 19, 2018 13:26

Bonjour! Tout d'abord, merci pour votre commentaire, les erreurs ont été corrigées. Nous sommes désolés que ces petites coquilles aient brimé votre lecture. Si vous êtes une fidèle de MFMK, vous saurez que la qualité du français est une priorité pour notre équipe. Merci et bonne journée.

Avatar de %%

June 19, 2018 13:43

J'ai dévoré l'entrevue! WOW! Et les looks sont magnifique! Je crois que je vais craquer pour le haut brodé et la robe jaune! Merci MFMK <3

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MFMK .

June 21, 2018 14:28

Merci! On est très d'accord pour vos futurs achats! Hihi ;)

Avatar de %%

June 19, 2018 16:54

Une belle entrevue ^^ et des jolies photographies.

Avatar de %%

June 19, 2018 18:23

Wahooo! Tout ce que porte Cynthia me donne envie. J'adore ces photos inspirantes. Bravo

Avatar de %%

June 20, 2018 03:29

Les photos sont juste magnifique !